Apparition dans l’émission spéciale de Kansai TV« KANSAI 2025 : Ce que les habitants du Kansai ignorent de leur propre région »
- Jourdain Florian
- il y a 23 heures
- 4 min de lecture
Il a participé à l’émission spéciale de Kansai TV« Kansai That Kansai People Don’t Know About with Akira Ikegami (Part 9) »,diffusée le 11 février 2025, en tant que l’un des représentants des étrangers vivant dans la région du Kansai.
Installé à Kyoto depuis 13 ans et connu sous le nom de « Français à Kyoto », je souhaite revenir ici sur les circonstances de ma participation, les coulisses du tournage, ainsi que sur mes impressions concernant la culture du pain à Kyoto.

L’opportunité de participer à l’émission est née grâce à ma chaîne YouTube.
J’ai été contacté par Kansai TV vers décembre 2024. L’équipe avait découvert ma chaîne YouTube et recherchait des étrangers résidant dans la région du Kansai susceptibles de participer à l’émission.
Contrairement à mes tournages habituels pour YouTube, où je filme souvent seul, un tournage télévisé implique une équipe nombreuse et une organisation beaucoup plus structurée. J’avais le sentiment que le niveau d’exigence serait également plus élevé.
Au début, j’étais un peu nerveux. Mais après plusieurs échanges avec la production, j’ai finalement accepté de participer. L’idée de contribuer à un projet mettant en lumière les charmes du Kansai à travers le regard d’un étranger m’enthousiasmait.
Le travail d’équipe est essentiel dans un tournage télévisé.
Le tournage s’est déroulé en plusieurs sessions. Sur un plateau de télévision, les équipes sont nombreuses et le rythme particulièrement soutenu. Chaque détail compte : la position des intervenants, l’ordre de prise de parole, le timing. Il faut être attentif à l’ambiance du moment et savoir s’adapter avec souplesse.
Au début, j’étais nerveux et assez tendu. Honnêtement, lorsque les caméras se sont mises à tourner, j’ai eu l’impression que tout se mélangeait dans ma tête. Puis, progressivement, l’atmosphère s’est détendue. Les humoristes comme les membres de l’équipe ont su instaurer un climat bienveillant, ce qui m’a permis de me relâcher peu à peu.
C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’un tournage télévisé ne repose pas sur une performance individuelle, mais sur une véritable création collective.
La culture du pain à Kyoto mériterait d’être davantage mise en lumière.
Kyoto est souvent associée à la cuisine japonaise et à la culture traditionnelle. Pourtant, c’est aussi une région où la consommation de pain est importante et où l’on trouve des boulangeries d’une qualité remarquable.
En tant que Français, j’ai été frappé par la manière dont la culture du pain y a évolué : une évolution profondément japonaise dans son approche.
La maîtrise technique permettant d’obtenir une texture parfaite malgré l’humidité, la délicatesse dans le choix et l’équilibre des ingrédients, ainsi que la créativité qui consiste à innover tout en respectant la tradition — tous ces éléments se combinent pour façonner une culture du pain propre à Kyoto.
Elle diffère de la culture boulangère française, mais possède une richesse qui ne peut être évaluée à l’aune des seuls critères français.

Le lien entre le mot français « copain » et le pain
Le mot français « copain », que j’ai évoqué dans l’émission, signifie « ami ». Mais son étymologie renvoie à une idée plus concrète : celle de « celui avec qui l’on partage le pain ».
En France, partager le pain est un geste simple, presque symbolique, qui rapproche les personnes. Lors de ce tournage en extérieur, les échanges se sont d’ailleurs faits naturellement autour d’un morceau de pain partagé.
Peut-être que cette capacité du pain à créer du lien dépasse les frontières et constitue une expérience universelle.
Au début, je ne comprenais pas vraiment ce qu’était le pain yakisoba.
L’un des aliments qui m’a le plus surpris à mon arrivée au Japon est sans doute le pain yakisoba. L’idée de glisser des nouilles sautées dans un petit pain me laissait perplexe. Pourtant, après y avoir goûté, j’ai dû reconnaître que l’ensemble fonctionnait étonnamment bien. Je me suis même surpris à penser : « Les Japonais sont vraiment forts pour ça. »
En France, la culture du pain repose largement sur la préservation des traditions et des recettes établies. Au Japon, j’ai plutôt perçu une capacité à mélanger les influences et à faire évoluer les concepts avec audace. Cette différence m’est apparue avec une évidence particulière à travers ce simple pain yakisoba.
L’enregistrement en studio était une tension d’un tout autre ordre.
Le tournage en extérieur était déjà passionnant, mais l’enregistrement en studio relevait d’un tout autre univers. Des éclairages aux caméras, en passant par les déplacements précis de l’équipe, la mise en place et les répétitions, tout était minutieusement orchestré. C’était fascinant à observer.
Même les séquences qui paraissent brèves à l’antenne demandent en réalité de longues heures d’enregistrement. J’ai compris que cette capacité à condenser plusieurs heures de travail en quelques minutes est ce qui rend la télévision à la fois captivante… et exigeante.

Je partage également les coulisses de cette expérience sur YouTube.
Je partage également sur YouTube plusieurs anecdotes sur les coulisses de cette expérience. Dans cette vidéo, je raconte avec mes propres mots comment j’ai été sélectionné, les différences entre le tournage en extérieur et l’enregistrement en studio, ainsi que les moments qui m’ont le plus mis sous pression.
Je considère cette apparition télévisée comme une étape importante, mais aussi comme un simple point de passage.
Depuis Kyoto, je continuerai à faire découvrir le Japon et la région du Kansai à travers mon regard de Français.



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